Les
débuts de l'Ecole de la Vague Bleue remontant à 1978 avec la
création du club d'Etréchy, suivi en 1980 de celui de Bondoufle,
tous deux regroupés sous le sigle de Trochet Dojang. Le premier stage
d'été eut lieu à Noirmoutier. Les deux clubs recevront
les championnats de l'Essonne, ainsi que des Maîtres Coréens.
Puis vinrent en 1987 les clubs de Ris-Orangis, Corbeil, Savigny sur Orge,
Morsang sur Orge, Saint-Chéron et La Ferté Alais. Le Dojang,
encore rattaché à l'Ecole de Maître Lee Kwan Young participe
à bon nombre de stages et de compétitions sous la direction
de Maître TROCHET.
Il contribuera à l'évolution du Taekwondo Français.
C'est a cette époque que fut créé le Cercle National
des Arts Martiaux, le CNAM. Le Maître, alors 3ème dan de Taekwondo,
approfondit ses connaissances en Hapkido à l'étranger et suit
à Paris un enseignement de Taï Chi Chuan. Il enseigne à
cette époque au Yamatsuki Club dont il est le gérant. Il fait
parti de l'équipe dirigeante du Taekwondo Français, à
l'époque sous tutelle de la FFKAMA. Plusieurs clubs viennent alors
se rattacher à ce cercle, des clubs d'Alsace, de l'Yonne, de la région
Ouest et bien sur des clubs de l'Essonne. Des stages sont mis en place tous
les trimestres ainsi que des passages de grades Keups. Le cercle, fort de
sa réputation, invite régulièrement des grands Maîtres
et des champions ou championnes. Le CNAM met en place la première Compétitions
Technique Combinée (Poomsé, Han bon Kieurugi et Casses). Elle
servira de modèle pour les Coupes Techniques de l'Essonne. A cette
époque les Championnats Techniques n'existaient pas. Les clubs d'Etampes,
de Nandy et de Morigny Champigny s'ouvrent à cette époque. Organisation
du Premier France-Angleterre à Etampes, ainsi que d'une compétition
internationale à Corbeil Essonnes (Angleterre, Corée Lila High
Scool, Luxembourg, Espagne).
Le CNAM forme environ 5 champions de France par an à cette époque.
Les plus anciens élèves commencent a prendre le relais du maître
et passent des diplômes d'arbitrage national, d'enseignant, ainsi que
leurs Dans. Viennent ensuite la mise en place des premières coupes
du CNAM en combat et en technique. Plusieurs clubs extérieurs sont
invités. Les clubs extérieurs à l'enseignement direct
ou indirect du Maître choisissent de voler de leurs propres ailes. C'est
aussi la médaille d'argent de Brigitte Geoffroy aux JO de Barcelone.
Les bases sont fixées et le CNAM peut devenir une Ecole d'Art Martiaux.
Maître
Serge TROCHET fonde l'Ecole de la Vague Bleue par respect pour son école
d'origine "Chung Do Kwan" (Maison de la Vague Bleue), principal
style à l'origine du Taekwondo moderne. Une charte entre les clubs
est votée, ainsi qu'un règlement intérieur commun à
tous. Le Maître quitte la fédération et se consacre à
son Ecole. Les plus gradés continuent d'ouvrir des clubs et participent
à la construction de l'édifice.
L'EVB organise alors des séjours à l'étranger pour participer
à des compétitions internationales, combat et technique au Luxembourg,
à Plymouth ou en Belgique. Des échanges sont organisés
avec Maître Abou-Zaraa, 7ème Dan et Vice-Président de
la Fédération canadienne. En 1994, à la création
de la FFTDA, Maître TROCHET revient au sein des cadres fédéraux
et devient Conseiller Technique National et Directeur de l'Ecole des Cadres.
Les gradés de l'école décident de venir étoffer
les rangs du Comité Départemental de l'Essonne (alors Comité
Régional) et organisent la plupart des manifestations et stages. Motivé
par la qualité de leurs actions et par l'enrichissement de leurs connaissances,
ils s'investissent jusqu'au niveau national. L'école compte alors 33
clubs et environ 1800 élèves. En 1998, pour répondre
aux besoins de la réglementation et pour s'adapter au fonctionnement
plus lourd de l'école, une nouvelle association est créée.
L'Association Ecole de la Vague Bleue.
Depuis le début et sous l'impulsion de Maître Trochet, l'Ecole
de la Vague Bleue fonctionne dans la rigueur et le respect. Même si
les disciplines ont évoluées, la philosophie dispensée
n'a pour sa part jamais changée. Les résultats sportifs (plus
d'un tiers des médailles aux championnats régionaux, d'autres
aux championnats nationaux, et une médaille Olympique) n'ont jamais
remis en question la qualité de l'Art Martial pratiqué.